Je suis médiocre, pitoyable, con et inintéressant. C'est comme ça que j'ai décidé de continuer à vivre, et quand j'en aurais marre, je rechangerai d'optique d'avenir, encore et encore. On est devenus deux inconnus, noyé dans toute cette foule de personnes, plus étranges les uns que les autres. Je suis grave, un cas unique comme on m'a dit récemment, mais ce n'est pas forcément le mieux. Malgré qu'on soit tous 'unique', on est tous plus ou moins con, plus ou moins pathétique. Plus ou moins réel. Mais on est tous libre, dans le fond. Je dis bien dans le fond parce qu'en réalité, toutes nos actions, tous nos comportements sont contrôles, dirigés, crées, tout est tracé, on y échappera pas. On voudra bien un autre destin. Non pas destin, je n'aime pas ce mot qui sonne comme péjoratif. C'est tout un tas de connerie que l'on peut sortir chaque jour. Et le lendemain on en redit encore plus. J'attends l'hiver, qu'on puisse se cacher sous nos gros manteau et nos grosses écharpes. Cacher nos sourires malvenus. Je deviens méchant, tyrannique. Mais franchement, c'est le pied. On devrait vraiment arrêter de se soucier de tout ce qui peut arriver. Coeur de pierre, entouré de fil barbelé. Plus rien ne m'atteins. Plus rien ne me touche. Parlez, parlez, je ne vous écoute plus. Votre voix passe tellement loin de moi, vous vous fatigués pour rien. Si vous saviez, bande d'idiot. Je m'éloigne du sujet initial. Ma connerie, ma médiocrité. Au moins je l'assume, et je me porte très bien en étant cet être insensible. Tout va très bien pour moi. Je vais surement mieux que vous, vous que tout touche, qu'un rien vous fait pleurer. Arrêtez ça. Enlevez les limites et jouez. C'est tellement amusant si vous saviez. Rien ne vaut le jeu. C'est bien plus drôle que les sentiments. Surement me prenez vous pour un fou, ça tombe bien j'en suis un. Rien que le fait de parler me qualifie comme anormal. On ne devrait pas dire ce que l'on pense, suivre les règles, ne pas s'écarter. Tissu de conneries ouais ! Le regard méchant, un air de supériorité. C'est normal, nous sommes supérieurs. Hier, demain, aujourd'hui. Les 3 mots obsessionnels. Passé, présent, futur. Le passé reste inéchangeable et le futur incontrôlable. Il ne reste que le présent, pour vraiment faire ce que tu as envie. Ne plus s'occuper de rien et devenir ce que tu as toujours désiré être. Je serai l'inverse du bien, une sorte d'homme avec deux cornes incrustés dans mon crane. Je ne m'occupe plus de vous c'est fini, démerdez-vous.